Harpe Laser


    Cet instrument est sans aucun doute le plus spectaculaire. Contrairement à tous les autres instruments (sauf le Theremin), la harpe laser permet au musicien de jouer de la musique sans aucun contact matériel. En effet, des faisceaux laser forment une harpe et les notes sont jouées en fonction de la façon dont le faisceau coupé par la main du musicien.

    Sa première apparition publique remonte aux Concerts en Chine et n'a cessé d'évoluer :


bulletConcerts en Chine : conçue par Bernard Szajner en 1981 et connectée à un Oberheim 2 voies
bulletHouston & Lyon : réalisée par Philippe Guerre en 1986, connectée à un Elka Synthex (ainsi que les toutes futures versions)
bulletDocklands : réalisée par la Firme de Cambrigde
bulletLa Défense : réalisation de Christian Hubert , Lasers de Claude Lifante
bulletEurope en Concert, Hong-Kong & Concert pour la Tolérance : réalisation de Yan Terrien
bulletOxygène Tour & Moscou : réalisation de Denis Benoit

La première Harpe Laser a été inventée en Avril 1981.

L'idée a germée dans le cerveau de Bernard Szajner qui en a confié la réalisation à Denis Carnus.


Principe de la harpe de Denis Carnus

   Le faisceau Laser (4W Argon) est amené par fibre optique à la pointe d'un triangle. Ce faisceau est séparé en 12 faisceaux par réseau holographique, chacun touchant une cellule photoélectrique (LDR03) située sur la base supérieure du triangle.

   Les 12 cellules sont reliées à un microcontrôleur (type 8748) qui transforme les informations reçues en sorties 0-10V. Ces sorties 0-10V correspondent à des notes (VCO), à des attaques (VCA) et à des mémorisations de celles-ci (séquenceur, arpégiateur, changement d'octave).

   Les 8 premiers faisceaux sont utilisés pour les notes (comme des cordes d'une Harpe) et les 4 derniers pour les différentes fonctions précédemment décrites.

   Le système était relié à l'époque à un synthétiseur de marque française: RSF (directeur Rubin FERNANDEZ - Toulouse) possédant toutes les entrées nécessaires à la génération des sons et des enveloppes.


Principe de la harpe de Yan Terrien

    Le laser se trouve sous la scène dans laquelle une ouverture a été pratiquée pour le passage des faisceaux.

    Le faisceau laser est réfléchi par un miroir monté sur un scanner G350 de chez General Scanning. C'est un scanner de positionnement choisi pour sa bonne réponse aux signaux carrés.

    Une cellule photoélectrique est placée près du scanner, tournée vers le haut. C'est elle qui reçoit la luminosité émise par la main de l'artiste dans le faisceau.

    Le logiciel de commande tourne sous Windows. Il adresse une carte d'entrées-sorties analogiques et une carte de sortie MIDI.

    Une sortie analogique commande la position du scanner : chaque tension correspond à une position du faisceau ( chaque "corde" de la harpe ) et la fréquence de positionnement est suffisamment rapide (>25Hz) pour que le spectateur voit tous les faisceaux à la fois ( alors qu'il n'y en a qu'un).

    Une autre sortie analogique commande l'obturateur du laser (allumage et extinction en fondu).

    Les entrées analogiques lisent le voltage de la cellule et aussi un petit pédalier qui se trouve aux pieds de l'artiste.

    Le logiciel permet de configurer :

bulletLe canal MIDI de la gamme.
bulletLe nombre de faisceaux (de notes) de la gamme.
bulletLa note de chaque faisceau.
bulletLe contrôleur correspondant aux variations d'intensité de la lumière. Si l'artiste choisit, par exemple, un effet de modulation pour ce paramètre, il peut moduler le son en changeant l'angle ou la hauteur de sa main dans le faisceau.
bulletLe temps d'apparition des faisceaux à l'ouverture.
bulletLe temps de disparition des faisceaux à la fermeture.
bulletLe seuil de déclenchement de la cellule.
bulletLe pédalier sert à changer de gamme et à fermer la harpe.

                                           Merci à Yan Terrien pour ses explications techniques.


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